Vente illégale en copropriété : quel délai pour agir ?
Une décision d’AG de copropriété est-elle inattaquable ?
En tant que syndics de copropriété, administrateurs de biens ou professionnels en agence de gestion locative, vous vous posez souvent cette question décisive : une décision d’assemblée générale devient-elle inattaquable une fois le délai légal de deux mois de notification écoulé ?
La réponse est nuancée. Si la nullité de l’assemblée ne peut effectivement plus être demandée après ce délai, l’absence de contestation ne prive pas un copropriétaire lésé de son droit d’agir en réparation pour une faute commise par le syndicat des copropriétaires
La Cour de cassation, dans un arrêt rendu le 2 juillet 2026 (pourvoi n°24-22.686), vient tirer les conséquences de ce principe pour clore le débat
Le rappel des faits : la vente d’un lot transitoire
Dans cette affaire judiciaire, une copropriété décide de voter lors d’une assemblée générale la vente d’une portion de terrain à la ville, dans le but d’y faire construire un parking
Ils omettent cependant de vérifier un détail fondamental : ce terrain incluait un lot transitoire, c’est-à-dire un droit de construire, qui appartenait toujours au promoteur immobilier
Lorsque le promoteur découvre la situation, il attaque le syndicat en indemnisation
La vigilance juridique face aux apparences
La purge des délais de contestation donne un faux sentiment de sécurité.
La purge du délai de l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965 n’est pas un bouclier de responsabilité face à une vente illégale
Mon conseil d’avocat spécialiste en droit immobilier
Syndics de copropriété et administrateurs de biens, la responsabilité du syndicat peut être engagée, mais la vôtre également s’il y a un défaut de conseil et de vérification
Avant toute cession foncière, ne vous contentez pas des apparences
Le cabinet Perimaitre se tient à votre disposition pour vous accompagner dans ces audits et sécuriser vos opérations.
